À l’origine…

La première version de l’histoire de Catherine était très différente. Loin du fantasy romancé, c’était une histoire d’horreur dans le style de Stephen King.

Tout débutait avec un paradoxe. Le mal issu du bien. Marie était… et l’est resté… bonne, douce et généreuse. Elle est un archétype plus facile à gérer en tant que souvenir qu’elle ne l’était comme l’un des personnages principaux.

La Catherine originelle n’était pas aussi gentille. Elle devenait même le monstre de l’histoire. Mais là encore, elle ne l’était pas à la naissance. Après la mort de sa mère des mains de l’Inquisition, elle retournait au village natal de cette dernière. Elle devait y trouver un accueil timoré et aucune protection, ni soutien. On la disait sorcière, avec une certaine raison, mais elle se battait pour rester dans le droit le chemin.

À l’époque de Louis XIV, les français pourront me contredire s’ils le souhaitent, mes recherches à ce sujet son loin, ils arrivaient que des hommes, enrôlés de force pour la guerre du roi, désertent. Ils formaient des bandes de brigands pouvant parfois sévir. Le village où aurait vécu Catherine aurait subi une attaque par l’une de ces bandes au cours duquel, elle aurait été violée. Enceinte, la situation ayant encore empiré pour elle, elle serait allée à Paris. Pour vivre, elle aurait assumé d’être une sorcière. Ou plutôt, elle aurait joué à la sorcière telle qu’elles étaient à la mode chez les nobles. Avec un léger détail en moins qui causerait sa perte. Les « sorcières » de l’époque étaient aussi des empoisonneuses. Pour résumer, afin de sauver et protéger sa fille, elle aurait franchi une limite dont elle ne serait pas revenue avant très longtemps.

Cette histoire ne me convenait plus. Elle avait des failles et certains problèmes. Dont l’un n’étant pas des moindres, je ne suis jamais allée en France. C’est bien beau d’avoir lu des biographies de l’époque, ça ne m’aide pas à évoluer dans le paysage et encore moins à vraiment comprendre comment ils pouvaient vivre une fois sortie du cadre de l’aristocratie. Je suis retournée à la base, soit Marie découvrant quelque chose modifiant son enfant à naître. J’ai créé un nouveau monde. Et à partir de là, j’ai tout réinventé… ou presque. En fait, les deux récits bifurquent au moment où commence mon livre. L’histoire originelle débutait beaucoup plus tôt, le jour des funérailles de Louis. À l’exception de légers détails pour la faire convenir à la nouvelle mouture, cette ancienne partie n’a pas changé. On la retrouve sous forme d’anecdotes et de souvenirs.

Pourquoi je vous raconte tout ça? Lors de mon premier essai, j’avais écrit 3 ou 4 chapitres. À moins qu’ils soient très, très bien rangés dans un endroit oublié, je les ai jetés depuis longtemps, mais je me souviens de certains passages. Les prochaines nouvelles dans les bonus seront sur Marie. Je vais réécrire ce que j’avais rédigé il y a plus de vingt ans. Ce seront des récits à la fois inédits et anciens! J’espère avoir attisé votre curiosité et qu’ils vous plairont. À venir…

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