Des nouvelles du tome 2 du cœur de l’Oealys

L’écriture est parfois une tâche ingrate. Rédiger, relire, corriger… Relire, s’arracher les cheveux, retravailler, relire, corriger… Encore s’arracher les cheveux et recommencer l’ensemble une fois ou deux. Le tout pour qu’à la fin, je regarde le résultat et me dise : « Mais c’était évident! Pourquoi ne l’ai-je pas écrit comme cela dès le départ! Ça semble si simple. » Ben ouais… Si ça l’était, je le saurais depuis le temps! Hihi

Cela étant dit, à force d’acharnement, le chapitre 14 est enfin terminé! La bonne nouvelle est que, si on se réfère à mon plan, la nouvelle reine devrait avoir 29 chapitres, j’en serais donc à la moitié. Bien sûr, cela sous-entend que je n’ai pas sous-estimé la taille de d’autres chapitres, ce qui avec moi n’est pas garanti… Enfin, je trouve tout de même cela assez encourageant! Et comme les autres fois, je vous offre un petit extrait pour fêter ça!

 

Extrait

– Bon sang, femme! Qu’est-ce…

Ses mots s’étranglèrent dans sa gorge. Marie-Pier se tourna vers lui. Son désarroi et sa peur s’éclairèrent d’une étincelle d’espoir.

– Bonjour papa…

– Je vois…

Elle avait un peu grandi. Sa robe était neuve et jolie, confectionné dans un tissu luxueux. Elle était bien nourrie. Ses joues étaient roses. Elle semblait en bonne santé, ne pas avoir souffert. Peut-être était-elle un peu trop calme. Ce n’était plus tout à fait son feu follet, vif et espiègle, mais c’était bien elle. Ce n’était pas une apparition.

– Nous ne t’attendions pas.

– C’est compréhensible.

Elle lui sourit, un rictus incertain et forcé. Il ne la prenait pas dans ses bras. Il ne disait pas qu’il l’aimait, à quel point elle lui avait manqué. Il ne disait… rien. Alors, elle parla. Elle répondit aux questions qu’ils ne posaient pas. Elle se perdit dans ses explications, digressa, bafouilla, tout cela au profit d’oreilles très peu attentives.

– Et vous êtes?

Était-ce sa posture rigide, son regard menaçant ou son ton glacial? Il ne me semblait pas apprécier ma présence.

– Catherine d’Oealys.

– Papa, c’est d’elle dont je te parlais! C’est la reine. Elle vous invite tous. Nous pouvons aller vivre chez elle et…

Il leva la main pour l’interrompre, sans détourner ses yeux de moi.

– Partez!

Je me détachai du mur et marquai mon assentiment d’un hochement de tête.

– Comme il vous plaira.

Un faible murmure plaintif s’échappa des lèvres de la jeune fille.

– Mais…

Elle avança vers moi. Son père s’interposa.

– Liseron, va dans la chambre avec elle. Je me charge de cette affaire.

Madame Piry vint la prendre par les épaules et, d’une légère pression, l’encouragea à la suivre. Marie-Pier se dégagea.

– Non… Papa… Tu ne comprends pas…

La manière douce ayant échoué, les doigts de sa mère s’agrippèrent plus durement à son poignet et la tirèrent.

– Nous parlerons plus tard.

Il signait sa perte! Plus tard serait trop tard. Je ne serais plus là. Elle se débattit, en vain. Elle était entraînée, un pas trébuchant après l’autre.

« Je t’en supplie! Ne m’abandonne pas! »

Dans cette maison où elle avait été heureuse. Au côté de ceux qu’elle chérissait. C’était un autre beau grand gâchis. Ils l’aimaient, de tout leur cœur, de toute leur âme. Ils avaient été de bons parents. Leurs souvenirs, les joies et les peines du quotidien, le lien les unissant, rien de cela n’avait disparu. Cet amour avait été confronté à une foi aveugle et les forces de convictions opposées avaient cherché un compromis. Nous en avions vu un résultat à notre arrivée et nous constations un autre.

– Lâchez-la.

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