La trilogie: Terre de héros

On n’échappe pas à l’invasion de Bragelonne! Enfin moi… Ou plutôt si, je finirai bien par m’en sortir. Viendra le jour où malgré, ou à cause, de leur promotion, j’aurai épuisé leur catalogue et devrai le faire le tri dans leur nouveauté. Ce sera plus léger. En attendant, alors qu’il me reste deux séries provenant de la dernière GrosseOP à compléter, voilà qu’ils sortent quelques intégrales. Je vais pour les découvrir, l’une m’intrigue… Euh… J’ai intérêt à me dépêcher de l’acheter avant qu’elle disparaisse! Et voilà comme je me suis retrouvée à lire Terre de héros et de Richard Morgan. Je vous en parle. Continuer la lecture de « La trilogie: Terre de héros &rquo;

Un extrait du chapitre 15 de La nouvelle reine

Il y a des jours où je me dis que je devrais être moins perfectionniste ou maniaque. Si j’arrêtais de bloquer durant des heures sur un mot parce que je ne trouve pas exactement celui que je cherche ou qu’il a été utilisé 2 lignes plus haut et qu’il me faut donc absolument en trouver un autre. Si je ne faisais pas de même pour une phrase parce que sa tournure ne me convient pas. Si je ne passais pas une semaine sur un paragraphe, à m’arracher les cheveux, parce qu’il ne fonctionne pas comme je le voudrais, qu’il ne fait pas efficacement, à mon goût, la transition entre 2 éléments du récit. Il n’y a pas à dire, l’écriture du tome 2 du cœur de l’Oealys avancerait beaucoup plus vite. D’un autre côté… Ça ne me ressemblerait plus.

Bref, le chapitre 15 s’est avéré long et plus pénible à rédiger que prévu. En plus, j’ai osé tomber malade et permettre à ma vie sociale de bouleverser mes horaires! Non, mais quelle honte! Il n’empêche, il est enfin terminé! Au suivant!

En attendant, un petit extrait, ça vous dit?

 

Extrait

Je m’étais fait des illusions. Au fond de moi, envers et contre tout, j’avais conservé une petite étincelle de cette jeune paysanne endossant un rôle, pour lequel elle n’était pas faite, par nécessité. Elle m’était précieuse. Je m’étais imaginée, de retour ici, l’attiser, me retrouver et recouvrer un semblant de vie normale, avant de repartir sur les routes. Elle m’avait été arrachée, soufflée, sur mon seuil. Elle n’avait plus sa place. Déléguer ne me libérait pas de mes obligations, de ce que je devais être. La plupart de ceux ayant voyagé en ma compagnie ne me connaissaient pas autrement. Quant aux autres, restés au Sanctuaire, de longues semaines sans moi avaient été propices à la réflexion. En ma présence, c’était un endroit ouvert, magique et enchanteur. Lorsque je n’étais pas là, il n’était pas moins merveilleux, mais il regorgeait de pièges. Des pièces où ils n’avaient pas accès, des lieux où ils n’osaient aller de crainte d’y être enfermé. Tant de choses dont ils ignoraient tout. Sous la beauté, ils ressentaient du danger. Au cœur de ce paradoxe, entre sécurité et menace, ils avaient reconsidéré ce que je leur apportais, leur allégeance et leur avenir. Les cérémonies de Clémence avaient été un bon exemple du résultat. Ç’en était fini de la familiarité compensée par un vouvoiement solennel, et encore, pas toujours. J’étais leur souveraine, rien de plus, rien de moins. Cela me faisait horreur… et je devais l’accepter avec le sourire. Ma plus grande victoire fut de réussir à m’éclipser à la première occasion. Je me réfugiai dans mes appartements avec Paul et Amélia, où je déposai la couronne pour la soirée.

La rumeur de mon retour s’était répandue en ville tel un incendie dans un champ d’herbes sèches. Continuer la lecture de « Un extrait du chapitre 15 de La nouvelle reine &rquo;