Angela et le Chiffre des Anges, Livre 1 : Genesis d’Yvan Premier

Angela et le Chiffre des Anges, Livre 1 : Genesis d’Yvan Premier

Je ne fais pas de récapitulatif de mes lectures mensuelles. Je n’ai pas fait non plus, contrairement à beaucoup, de récapitulatif de l’année écoulée. Auriez-vous aimé ou trouvez-vous cela inutile? À vous de me le dire! Après tout, demandez et vous recevrez! En attendant, je commence 2020 comment j’ai terminé 2019 en vous offrant une critique d’un service presse. Je viens de terminer Angela et le Chiffre des Anges, Livre 1 : Genesis d’Yvan Premier, que je remercie d’ailleurs de sa confiance, et je vous en parle!

Angela et le Chiffre des Anges, Livre 1 : Genesis d’Yvan Premier
Synopsis :

À la mort de ses parents, la vie d’Angela… n’a pas beaucoup changé. Ils étaient professeurs dans un orphelinat. Elle y résidait avec eux. Elle a continué à vivre sans eux. Elle a pu conserver sa « maison » et ses amis, pour se consoler un tantinet de les avoir perdus. Un an plus tard, pour son anniversaire, elle reçoit une étrange lettre. Est-ce un canular ou un dernier message envoyé par ses parents? À l’aide de ses amis, Gabriel et Luc, Angela tentera de déchiffrer l’énigme. Alors qu’à l’orphelinat, les évènements mystérieux se multiplient.

Mon avis :

Angela et le Chiffre des Anges, Livre 1 : Genesis d’Yvan Premier se situe quelque part entre un roman original et une fanfiction. À moins d’avoir vécu dans une grotte, complètement isolé du monde, en le lisant, il est très évident que ce livre a été fortement inspiré de la série Harry Potter. Attention, il ne s’agit pas pour autant de plagiat! Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Cela étant, ce mélange est-il une réussite ou un échec?

Il y a quelques dangers à se rapprocher autant d’une autre œuvre. Certains pièges ont été évités avec brio, d’autres moins. Déjà, Harry Potter ou non, Yvan Premier a su donner vie à l’orphelinat d’Hollygrove. Le lieu a ses propres mystères, ses secrets à découvrir. On a quitté l’école de magie pour un autre univers qui a été bien conçu et exploité. La sorcellerie a été remplacée par les mythes religieux, en particulier ceux se rapportant anges. Jusque-là, c’est plutôt pas mal. C’est amusant de retrouver autant de similitudes entre deux choses qui sont de primes abords si différents. Par contre, sur un point, une certaine richesse a été perdue.

C’est bien connu, les gens heureux n’ont pas d’histoire. Pour en raconter une, ça crée un petit problème. Dans Harry Potter, 4 maisons s’affrontaient. Il n’y a pas de cela dans l’orphelinat d’Hollygrove. Donc, pour créer quelques petits conflits afin d’émailler l’enquête, nous avons, en premier lieu, l’école d’en face. Sauf que leur rivalité est superficielle, qu’on n’en connaît pas vraiment la source ou les raisons et qu’à part servir lors d’une compétition sportive, elle n’a pas vraiment d’utilité. D’autre part, nous avons les autres élèves… Et c’est là que j’ai eu un petit souci.

L’histoire d’Angela et le Chiffre des Anges, Livre 1 : Genesis d’Yvan Premier suit principalement son personnage principal. Principalement, non exclusivement. Il y a donc un passage où deux gamines, des jumelles, se réveillent et se préparent pour leur journée. Elles ne veulent pas être identiques, mais prennent la peine de coordonner leurs vêtements. Elles n’ont que 10 ans et à lire cette petite scène, je les trouve trop mignonnes. Elles sortent de leur chambre et croisent une autre fillette qui leur balance une critique méchante et gratuite. Je me dis : non mais quelle peste celle-là! Quelques lignes plus loin, je vois que cette peste était Angela! Oups… Personne n’est parfait. Lorsqu’on lit un livre, on se forge une opinion, on s’attache ou non à des personnages, en fonction de ce que l’on apprend d’eux, leurs bons et leurs mauvais côtés. Avec les quelques petits passages qui n’étaient pas centrés sur Angela, j’ai fini par penser que tous les conflits qu’elle pouvait avoir avec ses camarades étaient dus à son mauvais caractère à elle! Et c’est là qu’arrive le petit ennui en question. Je me suis attachée à Gabriel et Luc. J’ai bien aimé découvrir les personnalités des autres enfants et de leur entourage. L’auteur a su nous offrir une belle diversité. À une exception : Angela. Parfois, plus rarement, je l’aimais bien. Plus souvent elle m’exaspérait ou m’indifférait. Il est question ici de l’héroïne, de celle autour de qui l’histoire tourne. Hélas, ne pas l’apprécier ne m’a pas aidé à accrocher au livre et à jouer sur mon impression générale.

En ce qui concerne l’écriture, Yvan Premier a une belle plume, légère et agréable à lire. Il a écrit une histoire destinée aux 9 à 99 ans, comme indiqué sur sa couverture, et mettant en scène des enfants d’une dizaine d’années. Le style est donc résolument plus jeune et parfaitement adapté au contexte. Avec sa bible des anges et son intrigue, il a su faire preuve d’une belle créativité en se basant sur des éléments connus et sur l’inspiration assumée d’une autre série.

En bref, peu de choses sont aussi subjectives qu’une critique littéraire. Peut-être est-ce moi ou ce que j’ai déjà dit à propos d’Angela, mais je n’ai tellement accroché à Angela et le Chiffre des Anges, Livre 1 : Genesis d’Yvan Premier. Cela dit, ça n’en reste pas moins un bon livre et j’espère avoir su le partager. Ne vous arrêtez donc pas à mes mots et aller vous faire votre propre opinion. Vous pourriez avoir une belle surprise.

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