La série Noirs Démons

Noirs Démons écrit par Suzanne Wright

Avant de commencer une série, je fais toujours un peu de recherche pour savoir où je mets les pieds. Ben ouais, quand on ne peut pas en commencer une sans la finir, autant savoir à l’avance s’il faudra acheter 2 ou 12 livres d’un coup! Parfois, le portefeuille à son mot à dire. Dans le cas de Noirs Démons écrit par Suzanne Wright, j’ai découvert qu’il y avait… ou y aurait 6 tomes, les deux derniers n’étant pas encore publiés. Hum… embêtant… ou pas! Je ne voudrais pas être puriste, mais quand 4 tomes sont centrés sur 2 personnages et une intrigue bien précise et que les tomes suivants explorent les personnages secondaires, j’appellerais davantage ça des bonus. Bref, nous verrons cela en temps voulu. En attendant, ça m’a réconforté à l’idée de lire quelque chose de « complet ». Cela étant, cette lecture a-t-elle valu le coup?

noirs démons, tome 1: tout ce qui brûle
Synopsis tome 1 : Tout ce qui brûle

À l’insu des humains, des démons vivent parmi nous en ce monde. Intégrés à notre société, ils ont néanmoins leurs règles, leurs lois, un mode de vie qui leur est propre. Harper Wallis mène une vie simple. Copropriétaire d’un studio de tatouage, elle réside dans un quartier malfamé. C’est une femme forte, indépendante… et membre d’un clan mineur de démons. Sa part démoniaque, l’entité qui vit en elle depuis avant sa naissance, est un sphinx, un étrange sphinx sans aile. Comme pour tous ses semblables, elle vit une lutte constante pour garder le contrôle, l’équilibre entre les deux parts d’elle-même. Certains n’y parviennent pas. Ils sombrent dans la folie. À moins de trouver leur alter ego. Ce partenaire prédestiné qui renforce et stabilise leur démon. Harper vient de rencontrer le sien. Mais ce n’est pas n’importe qui. Knox Thorne est le plus puissant et le plus mystérieux des démons, le Grand Maître d’un clan important, et il est bien décidé à la lier à lui et à la mettre dans son lit. Ce pendant que des démons marginaux disparaissent et qu’une démone souhaiterait obtenir le contrôle absolu aux États-Unis.

noirs démons, tome 2: à feu et à sang
Synopsis tome 2 : À feu et à sang

Les alter ego ont tendance à être protecteurs et à se mêler des affaires de leur partenaire. Sur ce registre, Knox est le maître! Surprotecteur serait même un terme plus approprié. En un rien de temps, Harper est devenu le centre de sa vie. Il voudrait lui faire déménager son studio dans un endroit plus sûr et l’avoir avec lui. En particulier quand sa mère se fait enlever. Elle a beau n’avoir aucune relation avec cette dernière, il n’en reste pas moins que leur lien biologique est l’une des causes de cet enlèvement. Un démon sur le bord de l’aliénation a eu une « vision ». Il prédit que l’enfant qu’aurait Harper et Knox détruirait le monde et il est bien décidé à l’empêcher de venir au monde, coûte que coûte.

noirs démons, tome 3: Des cendres en enfer
Synopsis tome 3 : Des cendres en enfer

La Cité souterraine va fêter son 150e anniversaire. Pour le célébrer, Knox embauche une organisatrice événementielle et lui dit de répondre à toutes les demandes de Harper. Ce qui ne fait pas son affaire. Jalouse, elle ne trouve pas Harper assez bien pour Knox. Mais elle n’est que l’un des problèmes auxquels Harper sera confronté. Quelqu’un a essayé de lui voler ses ailes, on a tenté d’enlever sa petite cousine et on lui a lancé un sortilège puissant! Deux des cavaliers sont morts. Les deux autres ont-ils décidé de faire profil bas où pourraient-ils être à l’origine de ces attaques?

noirs démons, tome 4: Entre deux feux
Synopsis tome 4 : Entre deux feux

Knox et Harper ont eu un fils, Asher. Il est le plus mignon, le plus adorable, le plus irrésistible des bébés. Alors, lorsque lors d’une fête d’enfants, un mystérieux sosie de Harper tente de s’en prendre à lui, rien ne va plus. Les parents voient rouge. S’attaquer à eux c’est une chose, mais personne ne menace impunément leur enfant. Qui que ce soit, ils le trouveront et lui feront payer le prix.

Mon avis

Comment résumer la série Noirs Démons écrit par Suzanne Wright en une seule phrase… Je dirais : L’art et la manière de gâcher une bonne idée. Ouais… dis comme ça, ce n’est pas très encourageant. Explicitons!

Comme je l’ai dit, à la base l’idée est bonne. L’auteure exploite le thème des démons de manière originale. Ça change d’autres créatures surnaturelles. Elle évite même de tomber dans un piège commun. Je veux dire… à quoi ça sert de mettre des vampires, des loups-garous, des dragons, ou peu importe, si l’être surnaturel pourrait être ton voisin lambda avec rien de particulier, ou si, pire, ledit voisin est encore plus bizarre! En l’occurrence, les types de démons sont bien campés. Ça frôle parfois le stéréotype, mais bon ça va. Sanguinaire, protecteur, possessif, avide de pouvoir, foldingue, ils acquièrent une certaine crédibilité et en général tiennent bien leur rôle. Les romances de ce type réinventent rarement la roue, mais celle-ci soutient bien l’histoire derrière. L’intrigue est plutôt classique, mais bien faite, avec assez de complexité pour nous aguicher.

Ok… Bon… C’est quoi le problème alors?! Je dirais que ça tient en deux points. Le premier, le vocabulaire et le second, une petite blague enfantine. Vous la connaissez peut-être : « Pet pis Répète s’en vont en bateau. Pet tombe à l’eau, qui qui reste? » Que Knox considère que Harper est sienne, qu’il soit surprotecteur, contrôlant, dominant, ça ne me dérange pas en tant que telle. On peut aimer ou non le personnage, s’y identifier ou se demander comment la pauvre fait pour le supporter. Ça, ce n’est pas grave! Mais il existe des synonymes. On peut varier les tournures de phrases. Quand il montre qu’il est de telle manière, ce n’est pas utile en prime qu’il le dise! Et surtout… pas besoin de le répéter des centaines de fois! Pas besoin de me réexpliquer une chose que tu m’as déjà dite. Et si des scènes érotiques dans une romance peuvent ajouter un peu de piquant, quand elles sont gratuites, qu’elles n’apportent rien à l’histoire et quand plus elles sont extrêmement répétitives, elles en viennent juste à me faire pousser un grand soupir : « ah non, pas encore! »

L’ennui, sans vouloir casser le suspense, c’est qu’il y a l’une de ces scènes de sexe sans rime ni raison dans les dernières pages du dernier livre. Malheureusement, comme l’impression résiduelle est souvent liée au final, là c’est gâché. Et c’est triste. Parce que sincèrement, l’histoire est bonne. Si j’avais pu prendre le balai et nettoyer tout ce qu’il y avait en trop, je me serais régalée. Malheureusement, en l’état… je n’aurais pas envie de relire cette série et ça fait mon affaire de penser que la « suite » n’en est pas vraiment une. Dommage.

Laisser un commentaire

Votre adresse de courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *