La Guerre de la Faille de Raymond E. Feist

La Guerre de la Faille de Raymond E. Feist

Ce n’est pas un scoop, nul n’ayant lu mes critiques ne peut l’ignorer, j’ai un faible pour les intégrales. Comme je n’apprécie pleinement une série qu’en la lisant en entier d’une seule traite, c’est logique. Ceci dit, je crois avoir poussé ce goût à son paroxysme. Je me suis procuré l’intégrale des œuvres de Raymond E. Feist. Soit une compilation de 32 livres. Conclusion, mes prochains articles seront très prévisibles! Lorsque ce ne sera pas des services presse, ce seront des séries de cet auteur. Je commence donc dès à présent en vous parlant de la première, La Guerre de la Faille.

La Guerre de la Faille, tome 1: Magicien - L'Apprenti
Synopsis tome 1 : Magicien – L’Apprenti

Pug est un orphelin, un enfant trouvé. Il aurait pu être déclaré serf, mais grâce à la bonté du duc de Crydee, il a grandi libre comme garçon de château, plus ou moins adopté par la famille du cuisinier. Ce statut lui permet de participer au jour du Choix, comme tous les garçons de son âge. Ce jour bien particulier ou un enfant cesse de l’être et devient l’apprenti auprès d’un maître qui l’aura choisi pour ces talents et répondre à ses besoins. Pug espérait devenir l’apprenti du maître d’armes et redoutait, comme bien d’autres, de ne pas être choisi du tout. Alors que sa pire crainte se concrétise, le maître magicien étonne tout le monde en le prenant comme apprenti. Ainsi Pug s’engage-t-il sur une voie à laquelle il n’aurait jamais pensé. C’était avant que ne se déclare la guerre. Au temps des premiers émois de l’amour, quand il se gagne le cœur d’une princesse. Et du découragement, quand on a beau lui avoir affirmé qu’il a un don pour la magie, il n’arrive à rien, ses études ne mènent nulle part. C’était avant qu’il entreprenne avec son maître ce grand voyage…

La Guerre de la Faille, tome 2: Magicien - Le Mage
Synopsis tome 2 : Magicien – Le Mage

Capturé par l’ennemi, Pug est désormais esclave sur Kelewan. Mais sur cet autre monde, une loi est au-dessus de toutes les autres. Peu importe le statut, qu’on soit maître ou esclave, si une personne possède des pouvoirs magiques, elle doit être formé. Lorsque le don de Pug est découvert, son destin fixé. Il deviendra un Très Puissant ou il mourra. Sur Midkemia, la guerre fait toujours rage. Un duc complote pour s’emparer de la couronne du roi fou et Tomas change. L’armure que lui a offerte le dragon le transforme en guerrier puissant, mais lui fait aussi frôler la folie.

La Guerre de la Faille, tome 3: Silverthorn
Synopsis tome 3 : Silverthorn

La faille est refermée. La guerre est terminée. Lyam est désormais le roi. Pourtant, tout n’est peut-être pas terminé. Loin au nord, quelqu’un unit les tribus disparates des elfes noirs, les trolls et les gobelins. Cet être lève une armée pour déferler sur le royaume et tout détruire. Mais, selon une prophétie, il ne pourra y arriver tant que le Seigneur de l’ouest sera en vie. Il envoie donc des assassins pour tuer Arutha, devenu prince de Krondor. La tentative d’assassinat n’est pas une réussite, mais n’est pas sans conséquences. Au lieu d’Arutha, c’est son épouse, Anita, durant leur mariage, qui est touchée par la flèche. La blessure en elle-même n’est pas si grave, sauf que la flèche était empoisonnée. Pour sauver Anita, il faut trouver la silverthorn, une plante très rare qui ne pousse qu’en un seul endroit. Le piège est tendu.

La Guerre de la Faille, tome 4: Ténèbres sur Sethanon
Synopsis tome 4 : Ténèbres sur Sethanon

Anita a été sauvée et, en tuant Murad, Baru a fait gagner une année au royaume. Le délai est écoulé. Dans le Nord, l’armée de Murmandamus se relève, plus puissante que jamais. Arutha se fait passer pour mort, afin de mieux lutter. Pug a passé cette dernière année à apprendre et à se préparer. C’est sur lui et sur Tomas que reposera le sort de Midkemia et de tous les mondes. L’heure de la bataille finale est arrivée.

Mon avis

Juste avant le premier tome, dans un avant-propos, Raymond E. Feist nous confie ce qui, selon lui, a fait son succès. Ça aurait été parce qu’il ne savait pas ce qui faisait vendre un livre. Il voulait juste raconter une histoire merveilleuse, sans tenir des règles littéraires. En quelque sorte, on pourrait dire que, surtout avec les deux premiers tomes, nous assistons à la fois au début d’un auteur et à l’émergence d’un style littéraire. C’était il y a une quarantaine d’années. Depuis, cette vision de la fantasy n’a plus grand-chose de nouveau et l’attrait d’un livre tiendra davantage à l’imagination de l’auteur qu’à son côté inusité. Ce qui est intéressant de noter, toutefois, c’est que même dans ce style maintes fois revisité, on peut constater une évolution. La première chose qui m’a frappé, en lisant La Guerre la Faille, c’est son côté un peu vieillot. C’est fou! Dans les livres qui sont écrits de nos jours, il y a de tout. Du langage soutenu ou léger. Adapté à un contexte moyenâgeux, présent, ou futuriste. Mais toujours, il y a cette petite teinte qui nous fait savoir qu’ils sont récents, une manière parfois subtile de s’exprimer. Peut-être dans 50 ans certains les liront-ils en se disant un peu comme moi avec La Guerre de la Faille, on voit que ça a été écrit à cette époque!

Est-ce une façon de dire que je n’ai pas aimé le style de l’auteur? En aucune manière! Sa plume est très agréable à lire et ce petit ressenti nostalgique qui m’a rappelé d’autres œuvres des années 80 m’a beaucoup amusé. Peut-être pourrait-on dire que c’est toutefois une lecture moins addictive, plus paisible, ce qui est paradoxal au milieu de l’action et des combats. Je me laissais porter par l’histoire. Je profitais du moment présent, sans nécessairement dévorer ou brûler d’envie de connaître la suite. Ce qui faisait que je lâchais le livre plus facilement, pour y revenir très vite avec plaisir. Pour moi, c’est peut-être la distinction entre un très bon livre et un coup de cœur. Le petit plus parfois inexplicable et qui dépend de chacun.

En ce qui concerne les personnages, ils sont attachants et bien campés. Je ne mettrais qu’un petit bémol au niveau des relations amoureuses qui semblent parfois redondantes. Il faut dire que c’est un univers principalement masculin. Les personnages féminins sont bien réussis, mais tiennent un rôle secondaire. Ils sont davantage là pour pimenter le récit. Ceci pourrait expliquer cela.

L’histoire en elle-même est assez complexe. À la fin du second tome, je me disais… Ouais bon… La série s’appelle La Guerre de la Faille et la faille est refermée. Il n’y a pas un truc qui cloche? Est-ce que le titre serait décalé par rapport à la seconde moitié de la série? En fait non… Et… Je ne peux pas en dire plus sans trop en dévoiler.

En résumé, si les 28 tomes restant dans cette énorme intégrale devaient être du calibre de cette première série, je ne regretterai pas du tout mon achat. La Guerre de la Faille est une très bonne lecture que je recommande.

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